Les préférences alimentaires des enfants

Un goût enfantin

  • ILS AIMENT...

Certaines études mettent en avant un certain consensus des enfants en termes de préférences alimentaires. D’une manière générale, les enfants ont tendance à préférer les aliments :

- de composition simple

le plus souvent de saveur sucrée

relativement gras

- possédant un goût peu marqué

Certains ne répondent pas toujours à tous les critères mais faites le test : fruits, pâtisseries, glaces,   sucreries, pain, pâtes, riz, pizza, poulet, bifteck…

Un enfant apprécie les aliments qui soulagent rapidement sa faim d’où la préférence pour les aliments gras et/ou  riches en sucres, vite rassasiants, mais à forte  densité énergétique

  • ILS N'AIMENT PAS...

Lorsque votre enfant vous dit qu’il n’aime pas un aliment, 3 interprétations s’offrent à vous :

- Votre enfant n’apprécie pas le goût du plat que vous lui proposé, sa texture, son odeur… Pour lui ce n’est pas bon, voilà tout.

- Par convictions personnelles, il ne reconnaît pas ce plat en tant qu’aliment. Avec son raisonnement bien à lui il refuse de manger le plat que vous lui présenté. Il peut s’agir du refus de votre ado de consommer de la viande, cela peut aussi être ce plat d’escargots au beurre à l’ail qui décidemment ne passe pas.

- Trop de mauvais souvenirs…Il n’aime pas parce que la dernière fois qu’il en a mangé, le plat a été associé à une mauvaise expérience. C’est par exemple la crise de foie après une orgie de cacahuètes, ou encore l’intoxication alimentaire suite à la consommation d’un coquillage douteux…

Face à ce constat, les aliments les moins appréciés des enfants sont  les suivant : les abats, les légumes d’une manière générale et certains aliments au goût prononcé ou piquant tels que le fromage fort, les oignons, le poivre…

Evolution du goût des enfants

Avec l’âge on constate que le goût des enfants évolue. Si dans la petite enfance l’origine principale du dégoût des enfants pour un plat est lié à sa saveur,  à l’adolescence le refus d’un aliment est essentiellement lié à sa nature ou aux notions auxquelles il renvoie.

L’apprentissage et la familiarisation vont avec le temps  permettre à votre enfant d’accepter et d’apprécier les aliments qu’il refusait au départ (voir néophobie alimentaire, poursuivre les efforts).

A l’inverse l’adolescent, chez qui le raisonnement et la personnalité se sont développés,  affirme ses convictions et son désir de se démarquer de ses parents. Cette affirmation de soi se traduit parfois par le contrôle de l’assiette.

Au moment de la puberté,  on commence à observer une différence entre les filles et les garçons en matière de préférences alimentaires.  Les filles concernées par  l’impact des aliments sur leur silhouette vont préférer les légumes et les crudités. Les garçons, peut-être influencés par l’idée d’un l’effet positif des protéines sur la musculature, vont avoir tendance à s’orienter vers les laitages et les viandes.

Avant l’âge de 10-12 ans, parler des bienfaits nutritionnels d’un aliment à votre enfant pour l’inciter à en manger n’aura que peu d’effet.  Jusqu’à cet âge tout passe par le plaisir et la découverte et l’exemple. Au moment de l’adolescence, au-delà du goût, votre enfant fait ses premiers choix alimentaires. Vous pouvez alors commencer à parler d’équilibre nutritionnel.  Aidez-le à compléter  les messages incomplets ou volontairement orientés  véhiculés par  certaines  publicités. Veillez à corriger les  idées reçues.

Laisser faire son enfants ?

  • CHACUN SES GOÛTS

Vous l’avez initié, lui avez présenté 2, 5, 20 fois, essayer toutes les formes,  cru, cuit, caché sournoisement dans une préparation à la béchamel pourtant rien à faire votre enfant n’aime pas les champignons. Et bien oui, même si le goût évolue, certains aliments ne passeront jamais. Ne le forcez pas, encouragez le à gouter, et respectez ses goûts. 

  • CHACUN SON APPETIT

Quel parent n’a pas ressenti l’angoisse montée fasse à l’assiette de son enfant à peine entamée. Qui n’a pas culpabilisé d’avoir laissé son enfant partir à l’école le ventre vide «  je suis une mauvaise mère », (voire « une mauvaise diététicienne » et oui moi aussi…Embarrassé). Pour une raison que je n’explique toujours pas,  nous associons notre capacité à être de bons parents au nombre de fourchettes que nous arriverons à faire avaler à notre enfant. Pour cela tous les moyens sont bons : le chantage  « et encore une cuillère pour maman », la menace « si tu ne finis pas ton assiette…» et même parfois les éclats de voix… Autant dire pas très sympa le moment du repas et pour ce qui est de l’atmosphère agréable… Souvenez-vous, le repas ne doit pas devenir source de conflit.

Et pourtant… Les enfants possèdent une meilleure régulation de l’appétit que l’adulte.

Les enfants  sont plus sensibles que les adultes aux messages de faim et de satiété que peut envoyer leur organisme. Ils savent adapter leur consommation  en fonction  de ce qu’ils ont mangé au repas précédent.  Un enfant mange quand il a faim, et s’arrête de manger lorsqu’il se sent rassasié. Ne forcez pas votre enfant à finir son assiette, vous perturberiez ses repères.

Si vous souhaitez lui apprendre à ne pas gâcher la nourriture, servez des portions plus petites quitte à le resservir s’il a encore faim. Pensez qu’il est plus facile d’équilibrer un repas s’il est constitué d’une entrée, d’un plat et d’un dessert (voir l’équilibre alimentaire). Pensez à garder une place pour le laitage ou le fromage lorsque vous servez votre enfant.

Votre enfant est un petit mangeur, faites lui confiance tant que sa courbe de croissance est satisfaisante.

Votre enfant réclame sans arrêt, veillez à ce qu’il ne mange qu’au moment des repas, mais à table il faut caler son appétit…dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

  • DEBUT D’AUTONOMIE

Le plaisir de la table passe aussi par ce début d’autonomie que votre enfant découvre au moment de la diversification alimentaire. Observez-le, vous sentirez qu’il est prêt à découvrir, curieux de gouter et désireux de faire comme un grand. Bien sur il ne va pas être très adroit au début avec sa cuillère, il en mettra partout, mais faites lui confiance. Observez l’étincelle de plaisir dans ses yeux, il « devient grand. »

Plus tard laissez-le choisir le repas…tout en orientant ses choix. Restez dans une démarche d’équilibre nutritionnel mais laissez-lui sa part d’autonomie. « Ce soir pour le dîner tu préfères des pâtes ou du riz avec la ratatouille ? » « Pour le déjeuner tu veux un steak haché ou du poisson avec les haricots verts ? » Faites-le participer au choix du menu mais aussi à la préparation des repas à chaque fois que cela est possible. Ils adorent !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site